Le mot du Fondateur n.12

Le Taï-Do exige une réflexion et une pratique régulière..., d'autant plus nécessaire quand on commence à "monter" dans les grades.
Les grades primaires exigent un guide, un "sensei" en permanence : En effet l'apprentissage, comme tout apprentissage, impose l'oeil de l'enseignant et son savoir faire.

L'obtention de la ceinture noire 1er Dan est le début du questionnement sur la place que l'on souhaite occuper dans le Taï-Do mais aussi et surtout le questionnement sur l'intérêt de poursuivre cette quête de soi, à travers l'art martial.

Arrivé à ce stade, chacun commence en principe à percevoir que cet art martial nous interroge sur nous-mêmes et nous renvoie à ce que nous souhaitons faire réellement sur ce chemin que nous menons.

A partir de la ceinture noire, il n'est plus toujours nécessaire d'avoir un tuteur qui garde l'oeil sur nous : c'est le début de l'autonomie. Mais il est sage, à ce niveau, de continuer à se ressourcer régulièrement.

Il est de mon devoir de vous conseiller cependant de goûter à d'autres sources, c'est à dire, de vous "ouvrir" à d'autres cultures techniques, pédagogiques...
C'est ainsi que les portes s'ouvrent, les prises de consciences se font, les déclics surgissent et que la formation se poursuit.

Petit à petit, vous serez dans la capacité de construire votre propre Taï-Do, avec toujours comme fil conducteur les principes essentiels que j'ai mis en place.

A ce sujet, une nouvelle étape a été franchie dont je suis fier. J'ai eu le plaisir de découvrir enfin le premier exercice au bâton n°3, créé par une de mes élèves les plus fidèles, Sandrine Goffinon, ceinture rouge et noire...
Je formule alors un souhait : que la création continue, que les grades secondaires et supérieurs s'étoffent. C'est aussi une manière, pour notre discipline, de se faire entendre... elle en a besoin parfois...

Robert CASSOL

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